Jeune Public

JEUNE PUBLIC EN FESTIVAL

Ou la programmation du festival adaptée au plus jeune âge.

BONJOUR LE MONDE !

FRANCE — 2019 — Animation, couleur — 70 min — Sur Festival Scope, Dimanche 14 Mars à 16:00

Dans la nature, comment les nouveau-nés voient-ils le monde dans lequel ils naissent et évoluent ? Une voix off raconte les histoires et répond aux questions existentielles des créatures que l’on va suivre tout au long de leur évolution de la naissance à l’âge adulte.

Présentation du film par Anne-Lise Koehler qui nous dévoile les coulisses de son film en « stop motion » ainsi que tous les secrets de l’animation et de la fabrication des marionnettes.

LES ANIMAUX SONT-ILS DES HUMAINS COMME LES AUTRES ?

CINÉ-CONFERENCE — Sur Festival Scope, Mardi 16 Mars à 18:00

Ciné-conférence conçue et animée par Camille Brunel, journaliste, écrivain, critique de cinéma spécialisé dans la représentation des animaux et militant pour la cause animale.

JOURNÉES OU MATINÉES SPÉCIALES ÉCOLES, COLLÈGES ET LYCÉES

Ou nos programmations exclusives pour les écoles, collèges et lycées.

LA DANSE DES ANIMAUX

ATELIER — Animé par LAURA LLORENS, chanteuse et danseuse — En partenariat avec CINÉMAS 93 (Les Échappées) — Public : trois classes d’enfants de l’école maternelle La Source inscrites au dispositif Ma Première Séance 2020-2021

En s’appuyant sur des extraits de films d’animation célèbres (Mary Poppins, Le Livre de la Jungle, Fantasia, Tous en scène…), Laura introduit et fait la démonstration, devant les enfants, des gestes de chacun des animaux, du rythme de chaque danse (les pirouettes des crocodiles, les pas-chassés des hippopotames…) tout en les reliant à leur type de musique. Après avoir montré elle-même les danses des animaux, Laura propose aux enfants de la rejoindre et de les rejouer avec elle. On enchaîne avec la chanson de ZUT « Mais ils sont où les zanimos ? ». Et l’atelier se termine avec les Aristochats, « Tout le monde veut devenir un cat » et Zootopie avec « Try everything » de Shakira.

LA PART ANIMALE

ATELIER — Animé par Vincent Poli, Coordinateur de la Programmation du Festival et Rémi Chazot, Assistant — Public : ateliers en classes élémentaires, niveau CM1-CM2

Qu’y a-t-il derrière les yeux des animaux qui sont à la fois si fascinants et si mystérieux. Que voient-ils ? Que pensent-ils ? Nous voient-ils comme nous nous les voyons ? Alors que le cinéma a été inventé pour reproduire la vision humaine, comment peut-il représenter l’intériorité des animaux ? Le cinéma montre des limites (par exemple, il ne peut restituer l’odorat, sens souvent plus important chez les animaux que chez les hommes), et en cela reflète les limites humaines. Ces films montrent des modes d’interaction, de communication et d’empathie avec les animaux, et nous enjoignent à être attentifs à tout ce qui vit autour de nous. Car il y a le vivant que l’on voit, et celui qu’on ne voit pas, qui souvent se cache.

Avec les films Un monde divisé (Arne Sucksdorff, 1948), Animal Cinema (Emilio Vavarella, 2017) et VU (Erin Rybal, 2019).

JE NE SUIS PAS UN ANIMAL, JE SUIS UN ÊTRE HUMAIN

CINÉ-CONFÉRENCE — Conçue et animé par LAURENT AKNIN, Critique et Historien du Cinéma — En partenariat avec l’ACRIF + Accompagnement de la projection de ELEPHANT MAN de DAVID LYNCH — Public : Classes de lycéens inscrites au dispositif LAAC 2020-2021 à Saint-Denis

Les rapports entre l’humanité et l’animalité sont bien souvent au cœur du cinéma fantastique : créatures doubles, monstres et métamorphoses en sont des thèmes privilégiés. Un humain peut ainsi se transformer en animal, ou bien posséder une double nature, ce qui est proprement « horrible » pour le sens commun, car il se produit alors une confusion entre deux des « règnes » de la nature. Cette confusion met en évidence ce qui est le plus souvent refoulé : d’un côté la dimension « animale » de l’être humain (le « Hyde » du Docteur Jekyll), et de l’autre la part sensible et consciente de l’animal – qui fait que King Kong, ou l’amphibien du lac noir, finit par tomber amoureux… Le fantastique utilise toutes les ressources de l’imaginaire en présentant des créatures au sens propre « chimériques ». Mais le cinéma a aussi exploré une autre piste, celle de raconter ou de montrer des créatures « vraies ». Dans Freaks, Tod Browning utilise d’authentiques « phénomènes » de cirque pour créer un film d’horreur. Avec Elephant Man, David Lynch renverse les codes du cinéma fantastique gothique, pour raconter, non pas une figure légendaire, mais un personnage authentique.

Projection de ELEPHANT MAN de DAVID LYNCH

États-Unis — 1980 — Noir et blanc, VOSTF — 124 min — avec Anthony Hopkins, John Hurt, Anne Bancroft

Inspiré de l’histoire vraie d’un célèbre « cas » médical du XIXe siècle, le film raconte le destin de John Merrick, un Britannique au destin hors de tout sens commun. Atteint d’une maladie dégénérative incurable, Merrick, que ses multiples difformités ont transformé en un véritable monstre, est exhibé comme un animal de foire sous le nom de « l’Homme-Éléphant ».

LA PART ANIMALE, QUESTION DE CINEMA

INTERVENTION EN CLASSE — Par STRATIS VOUYOUCAS, Historien du Cinéma, Réalisateur et Journaliste — En partenariat avec l’ACRIF + Accompagnement de la projection ROAR de NOEL MARSHALL — Public : classes de lycéens inscrites au dispositif LAAC 2020-2021

Dans le cadre du dispositif LAAC 2020-2021, ce parcours interroge la présence animale au cinéma. « L’animal appartient toujours un peu au documentaire. Le confronter à l’humain, c’est confronter deux règnes et deux régimes d’images, que ce soit pour les opposer ou pour les rapprocher (Nanouk l’Esquimau de Robert Flaherty, Crin Blanc d’Albert Lamorisse). Il sera question également de “symbolique animale”. Comparer l’homme à l’animal a bien souvent une fonction symbolique ou allégorique, c’est une façon de caractériser ou de caricaturer les humains comme une façon d’humaniser les bêtes. Ou, encore, de “devenir animal” : la part d’instinct de l’humain, sa part sauvage, a été traitée dans des récits de métamorphose qui ont bien souvent une fonction de révélateurs de sa violence latente (Wolverine dans la saga X-men) ou de ses désirs refoulés (La Féline de Jacques Tourneur) »

Stratis Vouyoucas

Projection de ROAR de NOEL MARSHALL

États-Unis1981Couleur, VOSTF102 minavec Tippi Hedren, Melanie Griffith, Noel Marshall

Au milieu de leur sanctuaire pour grands félins issus du trafic illégal, l’actrice Tippi Hedren, son mari Noel Marshall, et leurs trois enfants, se soucièrent plus du bien-être de leurs bêtes que du leur. Ce film à première vue catastrophe, à la limite de la comédie qui se déroule, est aussi un plaidoyer pour une reconsidération des animaux. L’existence même du tournage repose sur une réalité des félins qui nous échappe a priori : non pas des bêtes sauvages féroces, mais des individus avec lesquels une forme de communication est possible.

DANS LE SILLAGE DES CREATURES AQUATIQUES

CINÉ-CONFÉRENCE — Conçue et animée par CÉCILE SORIN, Professeure en Études Cinématographiques à l’Université Paris 8 — Dans le cadre des Options Cinéma du lycée Suger à Saint-Denis — Public : classes des options cinéma, enseignement de spécialité et option facultative

Tritons, monstres mythologiques ou créatures fantastiques, ces étranges personnages entre l’homme et le poisson, souvent terrifiants et inquiétants, ne bénéficient pas de l’aura de la sirène. Le bestiaire de l’histoire du cinéma nous offre différents exemples de ces êtres aquatiques hybrides, des séries B hollywoodiennes des années 1950 telle L’Étrange Créature du lac noir (Jack Arnold), au contemporain La Forme de l’eau (Guillermo del Toro), en passant par l’intrigant Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador. Ces personnages aux pouvoirs surhumains questionnent notre humanité ainsi que la relation que nous entretenons avec notre environnement. La créature aquatique possède des pouvoirs extraordinaires, à commencer par sa capacité à respirer sous l’eau, élément naturel dont elle est également dépendante. Elle devient ainsi la médiatrice privilégiée d’une réflexion cinématographique écologique que nous nous attacherons à découvrir.

ATELIER « MASHUP »

INTERVENTION EN CLASSE — Par WILFRIED JUDE, Réalisateur, Intervenant en cinéma audiovisuel, Formateur en pratiques d’éducation aux images — En partenariat avec CINÉMAS 93 — Public : Collèges de Saint-Denis, La Courneuve, Saint-Ouen et Aubervilliers

La Mashup box est un outil pédagogique intuitif qui permet de faire du montage grâce à un système de cartes que l’on pose sur une plaque de verre. Ces cartes génèrent un plan vidéo. Il est possible de faire interagir les plans ensemble afin de réaliser un film court.

Après une initiation simple au vocabulaire du cinéma, les élèves participants sont invités, grâce aux cartes, à retrouver les plans d’une séquence du film, les remonter dans l’ordre, puis sonoriser le tout grâce aux cartes musiques et bruitage. Cela permet d’entrevoir le gouffre entre ce que sont les animaux et ce que le réalisateur essaie d’en faire paraître.